Étole Núvelya

Un serment ancien murmurant, à chaque passage de fil :
 L’aube viendra.

€640.00

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Description

Cette étole tissée main vous accompagnera dans toutes vos quêtes du quotidien, des aubes brumeuses aux veillées tardives près de l'âtre. Ceignez-la d'une ceinture pour un style badass digne d'un barbare des terres glacées, en linceul pour vous dissimuler sur votre canapé ou même en écharpe ! À déplier discrètement après le début d'une réunion pour dissimuler votre envie de dormir là.

Motif et couleurs

Tissée dans un motif, losanges et chevrons, cette étole marie des teintes de bleus et de blanc, évoquant les neiges et glaces éternelles des pôles. Le bleu-vert des abysses glaciaires naît d'un processus de compression qui chasse l'air emprisonné à l'intérieur, rendant la glace plus sombre et colorée. Chaque motif évoque les icebergs majestueux et les dunes de neige battues par les tempêtes du Nord



Pièce artisanale : Chaque pièce est un artefact singulier, né du tissage patient dans mon atelier en Charente. Les subtiles variations du tissage témoignent de sa nature authentiquement artisanale, aucune autre n'est identique dans ce royaume.

Royaumes Oubliés : Avant de tisser certaines de mes créations, j'invoque des mondes imaginaires et écris leurs légendes. Ces pièces issues de ce processus forment la collection Royaumes Oubliés, inspirée d'œuvres existantes ou de récits que j'invente de toutes pièces. Découvrez le conte qui a donné vie à cette pièce sous la fiche produit.

  • Matière : 50% mérinos 50% alpaga, Laine polaire de Fonty (filature française)

  • Dimensions : 180 cm x 70 cm environ

  • Poids : Environ 800 grammes

Lavage en machine programme laine, essorage maximum à 600 tours/minutes. Séchage à plat. Evite l'intrusion de tout éléments pouvant "gratter" : braguette, accroche de soutien gorge, diadème... Laver uniquement avec des draps ou d'autres pièces en laines.

Comme toute pièce précieuse d'aventurier, elle demande un peu d'attention pour traverser le temps.

Parmi les laines les plus chaudes au monde (la plus chaude étant celle des chiens, pour info), elle offre une immense souplesse et permet de conserver beaucoup de légèreté malgré le poids et les dimensions de la pièce. On évite la sensation d'être "coincé" dans l'étole.

Livraison Colissimo uniquement, à domicile ou en point relais. Livraison gratuite en point relais dès 300€ d'achat. Livraison à domicile est à moitié prix dès 300€.

Il n’y avait pas de ciel. Pas de soleil. Pas d’étoiles. La nuit elle-même n’était pas nommée car elle était l’absolue.

Ils étaient là, mais ignoraient depuis quand. Rien qu’un souffle gelé. On ignore leurs visages. Les textes disent qu’ils étaient les Veilleurs, mais eux-mêmes n’avaient pas ce mot. Ils marchaient sans bruit sur les plaines de givre, dans une obscurité qui ne finirait jamais.

Un jour, ils s’arrêtèrent. Ils savaient. Peut-être avaient-ils toujours su. Ils posèrent la première pierre.

À quoi bon bâtir, quand il n’y a pas de lumière pour contempler ce qu’on érige ?

Pourtant, ils construisirent un temple, non pas pour les vivants, non pas pour les prières.
Ils le construisirent pour la lumière. Pour l’accueillir, elle. Car ils savaient à présent, comme ils l’avaient toujours su. Ils s’étaient rappelés : « L’aube viendra. »

Le premier matin du monde. Une lueur fine, presque rien. Une clarté plus douce qu’un souffle sur la neige.

Chaque arche, chaque colonne, chaque fenêtre taillée dans l’épaisseur de la glace n’avait qu’un seul but : capturer ce qui n’était pas encore. Ce qui pourrait ne plus jamais être.

Et puis, un jour, le premier, l’aube est venue. Elle s’est glissée entre les parois de glace qui se sont teintées de bleu, de blanc, de vert et a touché le cœur du sanctuaire. Dans ce temple pour l’avenir, la lumière s’étendait, s’étirait, imprégnait chaque relief du temple sans aucun doute sur sa place ici.

On dit que la lumière de cette première aube brûle encore, prise dans les fibres de la glace, comme un feu sacré sans flamme. Le temple est oublié. Il dort sous des dunes de neige, perdu au nord des songes.

Mais ceux qui savent, ceux qui tissent, se souviennent.
L’étole de Núvelya n’est pas un vêtement.
C’est une lame de lumière figée. Une prière portée sur les épaules.
Un serment ancien murmurant, à chaque passage de fil :
« L’aube viendra. L’aube viendra. L’aube viendra. »